Nombre de visites
Derniers sujets
» Ballade des vers qu'on ne finit jamais, poème d'Edmond Rostand, 1868-1918par Guy Rancourt Aujourd'hui à 0:22
» Tempus defuit (par Théo)
par Guy Rancourt Aujourd'hui à 0:12
» Etoiles filantes (par Yéfimia)
par Yéfimia Hier à 19:58
» Ombre, poème de Guillaume Apollinaire
par Guy Rancourt Hier à 0:55
» Petit sonnet tout gris (par dago)
par Guy Rancourt Hier à 0:53
» La dure journée du Chat (par dago)
par Lasource Mar 9 Mar - 19:00
» Cafétéria (par Aralf)
par Lasource Mar 9 Mar - 18:11
» Plage et sable (par Cathyleen)
par dago Mar 9 Mar - 16:59
» Réponse a ce cher Dago (par Lasource)
par Lasource Mar 9 Mar - 13:16
» La tentation.(par Yves-cqs)
par Cathyleen Mar 9 Mar - 13:09
» Douce mort (par Cathyleen)
par Cathyleen Mar 9 Mar - 12:01
» Deux bougies (par Yéfimia)
par YVES-CQS Mar 9 Mar - 11:39
» Horizon intérieur(par Lasource)
par Lasource Mar 9 Mar - 11:13
» Autant en emportent mes mots(réponse à sieur Dago).(par YVES-CQS)
par YVES-CQS Mar 9 Mar - 10:55
» Printemps (par Lasource)
par Yéfimia Mar 9 Mar - 10:47
» La nuit ( par Marie)
par Yéfimia Mar 9 Mar - 10:33
» Trouver des mots (par dago)
par Lasource Lun 8 Mar - 16:12
» Le jour où…(par Lasource)
par Lasource Lun 8 Mar - 15:27
» Journée de la femme (par Lasource)
par Lasource Lun 8 Mar - 15:08
» femmes je vous aime (pour la journnée de la femme)
par Marie Lun 8 Mar - 14:26
» Bonheur (par Agrippa)
par dago Lun 8 Mar - 10:20
» Instant intime de vacation.(par YVES-CQS)
par YVES-CQS Lun 8 Mar - 7:33
» La ville ( par Yéfimia)
par Marie Dim 7 Mar - 21:29
» Vos yeux.( par Cathyleen)
par Marie Dim 7 Mar - 21:03
» Requiem pour un site internet (par dago)
par Théo Dim 7 Mar - 19:48
» Toi et moi ... Et Venise (par Théo)
par Théo Dim 7 Mar - 19:43
» J'écris de Bernard LANZA, 1942-2009
par anita Dim 7 Mar - 16:35
» L’Eterna Voluttà de Valery Larbaud, 1881-1957
par Lasource Dim 7 Mar - 11:31
» Promenade d'un soir d'hiver (par Lasource)
par Lasource Dim 7 Mar - 11:08
» Légataires de l'Amour.(par YVES-CQS)
par YVES-CQS Dim 7 Mar - 5:12
» Pauvres européens ! (par dago)
par dago Sam 6 Mar - 19:15
» Temps de neige (par Al30)
par Lasource Sam 6 Mar - 18:52
» La langue, blason d’Eustorg de Beaulieu, 1495-1552,
par Lasource Sam 6 Mar - 18:45
» Mon ange(par Épervier)
par epervier Sam 6 Mar - 17:31
» Quand je serai... (espèce de pantoum) (par Al30)
par Al30 Sam 6 Mar - 11:47
» Ce monde (par Cathyleen)
par LOU Sam 6 Mar - 1:45
» Mon petit chat (par Fialyne)
par LOU Sam 6 Mar - 1:42
» La Douleur (par Paul)
par LOU Sam 6 Mar - 1:37
» Petite soeur (par Béatrice)
par LOU Sam 6 Mar - 1:32
» Je poème...(par Douceur)
par epervier Sam 6 Mar - 1:31
» Silence...(par Nada)
par LOU Sam 6 Mar - 1:29
» Ce soir...(par baudelarme)
par LOU Sam 6 Mar - 1:28
» Je n'ai plus que mon coeur !(par fanfan46)
par LOU Sam 6 Mar - 1:25
» La porte.(par Lou)
par LOU Sam 6 Mar - 1:20
» Nous savons ( par Yéfimia)
par LOU Sam 6 Mar - 1:19
» Prête-moi ...(par niam)
par LOU Sam 6 Mar - 1:16
» Chrysalide (par Squall-Estel)
par LOU Sam 6 Mar - 1:14
» Ma rencontre(par coolair)
par LOU Sam 6 Mar - 1:12
» Un sacré foutoir (par Pierre29)
par LOU Sam 6 Mar - 1:10
» Impuissances...(par Fanch)
par LOU Sam 6 Mar - 0:58
Rechercher
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 5 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 5 Invités Aucun
Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 17 le Sam 13 Fév - 9:47
Le doigt de la femme (Par Roman)
Page 1 sur 1 • Partager •
Le doigt de la femme (Par Roman)

Le doigt de la femme
Dieu prit sa plus molle argile
Et son plus pur kaolin,
Et fit un bijou fragile,
Mystérieux et câlin.
Il fit le doigt de la femme,
Chef-d'oeuvre auguste et charmant,
Ce doigt fait pour toucher l'âme
Et montrer le firmament.
Il mit dans ce doigt le reste
De la lueur qu'il venait
D'employer au front céleste
De l'heure où l'aurore naît.
Il y mit l'ombre du voile,
Le tremblement du berceau,
Quelque chose de l'étoile,
Quelque chose de l'oiseau.
Le Père qui nous engendre
Fit ce doigt mêlé d'azur,
Très fort pour qu'il restât tendre,
Très blanc pour qu'il restât pur,
Et très doux, afin qu'en somme
Jamais le mal n'en sortît,
Et qu'il pût sembler à l'homme
Le doigt de Dieu, plus petit.
Il en orna la main d'Eve,
Cette frêle et chaste main
Qui se pose comme un rêve
Sur le front du genre humain.
Cette humble main ignorante,
Guide de l'homme incertain,
Qu'on voit trembler, transparente,
Sur la lampe du destin.
Oh ! dans ton apothéose,
Femme, ange aux regards baissés,
La beauté, c'est peu de chose,
La grâce n'est pas assez ;
Il faut aimer. Tout soupire,
L'onde, la fleur, l'alcyon ;
La grâce n'est qu'un sourire,
La beauté n'est qu'un rayon ;
Dieu, qui veut qu'Eve se dresse
Sur notre rude chemin,
Fit pour l'amour la caresse,
Pour la caresse ta main.
Dieu, lorsque ce doigt qu'on aime
Sur l'argile fut conquis,
S'applaudit, car le suprême
Est fier de créer l'exquis.
Ayant fait ce doigt sublime,
Dieu dit aux anges : Voilà !
Puis s'endormit dans l'abîme ;
Le diable alors s'éveilla.
Dans l'ombre où Dieu se repose,
Il vint, noir sur l'orient,
Et tout au bout du doigt rose
Mit un ongle en souriant.
Victor Hugo
Invité- Invité
Re: Le doigt de la femme (Par Roman)
Superbe ! Merci Roman !
_________________
Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie. ( Ch. Baudelaire )
Re: Le doigt de la femme (Par Roman)
Beau choix aussi ,Roman !

Alexandre-glaucos-

Nombre de messages: 209
Age: 23
Localisation: Nantes
Date d'inscription: 16/12/2008
Re: Le doigt de la femme (Par Roman)
Ah ! Victor...Totor pour sa Juliette !
Comme il aimait les femmes ! Et il aimait particulièrement leurs pieds dont il parle souvent dans sa correspondance...
Voici ce qu'il écrivait à sa maîtresse Juliette Drouet, un 31 décembre, pour la rassurer sur son amour :
"Songe donc que je t'aime,et laisse-moi baiser tes pieds avec adoration, comme je les baisais le premier jour, comme je les baiserai le dernier."
Cependant qu'au même moment et après la mort de sa fille Léopoldine qui l'avait plongé dans le plus grand des désespoirs, il avait repris goût à la vie grâce à la belle et jeune et blonde Léonie D'Aunet...
Comme il aimait les femmes ! Et il aimait particulièrement leurs pieds dont il parle souvent dans sa correspondance...
Voici ce qu'il écrivait à sa maîtresse Juliette Drouet, un 31 décembre, pour la rassurer sur son amour :
"Songe donc que je t'aime,et laisse-moi baiser tes pieds avec adoration, comme je les baisais le premier jour, comme je les baiserai le dernier."
Cependant qu'au même moment et après la mort de sa fille Léopoldine qui l'avait plongé dans le plus grand des désespoirs, il avait repris goût à la vie grâce à la belle et jeune et blonde Léonie D'Aunet...
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum












