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Bergère (Guillaume Appolinaire)
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Bergère (Guillaume Appolinaire)
En relisant ce poème de Guillaume Appolinaire 1880 – 1918, je n’ai pu résister à le partager avec vous.
C'est le poème d'ouverture du recueil "Alcools" (1913),
Il parle du centre de Paris, ce qui en fait une ouverture paradoxale.
Il fait à pied le tour de la ville, mais aussi le tour de ses problèmes (interrogations sur lui - même, son enfance, sa religion : réflexion sur les souffrances, sur l'amour).
L'apparence du poème frappe le lecteur : certains vers sont détachés, d'autres regroupés en strophes ; il n'y a pas réellement de régularité. Ce sont des vers libres (pas de mètres réguliers), les lois de la versification ne sont pas respectées. Ces vers riment à peine : ils sont assonancés. Pas de ponctuation.
Le poème n'est pas complètement déroutant, mais apparaît quelquefois bizarre.
Appolinaire fait l'éloge du monde moderne.
Bergère
A la fin tu es las de ce monde ancien
Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin
Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine
Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation
Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme
L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d'aventure policière
Portraits des grands hommes et mille titres divers
J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
Les directeurs les ouvriers et les belles sténodactylographes
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent
Le matin par trois fois la sirène y gémit
Une cloche rageuse y aboie vers midi
Les inscriptions des enseignes et des murailles
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent
J'aime la grâce de cette rue industrielle
Située à Paris entre la rue Aumont-Thieville et l'avenue des Ternes
C'est le poème d'ouverture du recueil "Alcools" (1913),
Il parle du centre de Paris, ce qui en fait une ouverture paradoxale.
Il fait à pied le tour de la ville, mais aussi le tour de ses problèmes (interrogations sur lui - même, son enfance, sa religion : réflexion sur les souffrances, sur l'amour).
L'apparence du poème frappe le lecteur : certains vers sont détachés, d'autres regroupés en strophes ; il n'y a pas réellement de régularité. Ce sont des vers libres (pas de mètres réguliers), les lois de la versification ne sont pas respectées. Ces vers riment à peine : ils sont assonancés. Pas de ponctuation.
Le poème n'est pas complètement déroutant, mais apparaît quelquefois bizarre.
Appolinaire fait l'éloge du monde moderne.
Bergère
A la fin tu es las de ce monde ancien
Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin
Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine
Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation
Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme
L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d'aventure policière
Portraits des grands hommes et mille titres divers
J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
Les directeurs les ouvriers et les belles sténodactylographes
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent
Le matin par trois fois la sirène y gémit
Une cloche rageuse y aboie vers midi
Les inscriptions des enseignes et des murailles
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent
J'aime la grâce de cette rue industrielle
Située à Paris entre la rue Aumont-Thieville et l'avenue des Ternes
Invité- Invité
Re: Bergère (Guillaume Appolinaire)
Merci Roman. J'aime Appolinaire.
Amitiés
Agrippa
Amitiés
Agrippa
_________________
Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie. ( Ch. Baudelaire )
Re: Bergère (Guillaume Appolinaire)
Merci pour ton passage sur ce post Agrippa.
Mes amitiés.
Mes amitiés.
Invité- Invité
Re: Bergère (Guillaume Appolinaire)
Quelle bonne idée de reprendre un texte d'Apollinaire, mon poète français préféré!!!
Apollinaire ne quitte jamais ma table de travail....
Mes recueils préférés :
"Poèmes à LOU" et "Poèmes à Madeleine"....
Bien sûr, tous ses textes érotiques, plus difficiles à trouver et pour lecteurs avertis, et lectrices qui aiment se divertir!(rires)
Apollinaire ne quitte jamais ma table de travail....
Mes recueils préférés :
"Poèmes à LOU" et "Poèmes à Madeleine"....
Bien sûr, tous ses textes érotiques, plus difficiles à trouver et pour lecteurs avertis, et lectrices qui aiment se divertir!(rires)


Guy Rancourt-

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Age: 61
Localisation: Le Bic (Rimouski) Québec
Emploi: Ex-prof de philo, retraité depuis août 2005
Loisirs: Balades dans la nature, cinéma, musique, cuisine, écriture, rire et rêver!
Date d'inscription: 07/11/2008
Re: Bergère (Guillaume Appolinaire)
Les poèmes érotiques ne sont pas ma tasse de thé.
Merci pour ton commentaire.
Merci pour ton commentaire.
Invité- Invité
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