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Par delà le rideau(par Aralf)
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Par delà le rideau(par Aralf)
Pour le monde une larme est tombée sur ma route
Goutte d’ombre perlant aux paupières des fous
Hématome irisant les reflets de la mer
Dans sa gangue de fer goutte bleue de sang pur
Frêle océan de vie dans le vide néant
La larme s’en allant a glissé de mes joues
En lent suintement d’une noire gangrène
Géhenne jaillissant aux entrailles du monde
Alarme sans pitié jaillissant de ma gorge
Comme un soufflet de forge un rire de Vulcain
Cri perçant le béton aux ferrailles rouillées
Cri souillé comme l’air s’échappant dans le vide
Tout ce rêve pareil aux ombres vespérales
S’étale et se délite où renaissent les mots
Il n’est pas de regard plus serein que celui
Qui vit au fond du gouffre
La noirceur de la nuit
Mais le monde s’enfuit à chacun de mes songes
A chacun de mes pas
Et ne me laisse voir que des fragments de peau
Et des ondes mouvantes
Et des sables et des dunes
Mes yeux sont là
Mon regard est ailleurs
Déchirant des voiles
Et la solitude des êtres
Mes mains ne bougent pas mais caressent au hasard
Des visages perdus au sein des multitudes
Visages d’enfants saints et de vieillards obscurs
Visages doux des femmes et des hommes violents
Des champs de pur soleil s’abreuvent du néant
Le silence est partout
Bouches amères de solitude
Hurlements étouffés aux gorges condamnées
Babillements d’enfants
Murmures dans le vent des vieux aux bouches vides
Le silence emplit le silence
Et l’espace et le temps
L’enfer n’a point de flamme
Ni de glace stérile
Il n’est qu’errance et vide
Chaque réveil est une vie nouvelle
Et qu’importe le vent déchirant les nuages
Les ombres demeurent par l’espoir de la pluie
Qui reviendra un jour s’épancher aux sillons
Chaque soleil renaissant apporte la brûlure
De son souffle de vie
Et j’écoute distrait le chant lourd des cigales
Mon regard est perdu sur la cime des arbres
Mon regard se perdra au delà de l’azur
Que vouliez-vous me dire
Ô bouches fermées par la terre des ans ?
Que pouviez-vous me dire que je ne savais pas ?
Les hommes rouges sautent sur la terre déserte
Et malheureux leur dieu pleure lentement
De ses larmes de glace
Les univers possibles s’étirent
Inexorablement
Et ne me laissent voir que les relents putrides
De nos apocalypses
Que ne puis-je sentir
Le souffle d’un futur différent de ceux-là ?
Le rêve s’est enfui aux écrans de fumée
Soulevons le rideau pour voir ce qu’il en reste
Des gravures anciennes
D’hommes peints bouleversants
Jaillissaient sur le cuir des volumes jaunis
Dans l’odeur humide
Des grandes forêts et des sources du Nil
Le rêve s’est enfui aux écrans de plasma
Combien de pas ferons-nous
Pour soulever enfin juste un coin du rideau ?
La beauté se mérite
Mais que nous reste t-il pour entrevoir demain
Les mystères du monde ?
Que nous reste t-il des poèmes anciens ?
J’ai peur de la lumière
Qui brûle tous les livres
Et des hommes pressés qui veulent sans les lire
Connaître avant demain les mystères du monde
Dites, que nous reste t-il des paradis perdus
J’ai peur de ne trouver sur des chemins faciles
Que des cartes postales
En format numérique
J’ai peur que le rideau
Ne recouvre plus rien de mes rêves d’enfant
Et que tremble ma main
Goutte d’ombre perlant aux paupières des fous
Hématome irisant les reflets de la mer
Dans sa gangue de fer goutte bleue de sang pur
Frêle océan de vie dans le vide néant
La larme s’en allant a glissé de mes joues
En lent suintement d’une noire gangrène
Géhenne jaillissant aux entrailles du monde
Alarme sans pitié jaillissant de ma gorge
Comme un soufflet de forge un rire de Vulcain
Cri perçant le béton aux ferrailles rouillées
Cri souillé comme l’air s’échappant dans le vide
Tout ce rêve pareil aux ombres vespérales
S’étale et se délite où renaissent les mots
Il n’est pas de regard plus serein que celui
Qui vit au fond du gouffre
La noirceur de la nuit
Mais le monde s’enfuit à chacun de mes songes
A chacun de mes pas
Et ne me laisse voir que des fragments de peau
Et des ondes mouvantes
Et des sables et des dunes
Mes yeux sont là
Mon regard est ailleurs
Déchirant des voiles
Et la solitude des êtres
Mes mains ne bougent pas mais caressent au hasard
Des visages perdus au sein des multitudes
Visages d’enfants saints et de vieillards obscurs
Visages doux des femmes et des hommes violents
Des champs de pur soleil s’abreuvent du néant
Le silence est partout
Bouches amères de solitude
Hurlements étouffés aux gorges condamnées
Babillements d’enfants
Murmures dans le vent des vieux aux bouches vides
Le silence emplit le silence
Et l’espace et le temps
L’enfer n’a point de flamme
Ni de glace stérile
Il n’est qu’errance et vide
Chaque réveil est une vie nouvelle
Et qu’importe le vent déchirant les nuages
Les ombres demeurent par l’espoir de la pluie
Qui reviendra un jour s’épancher aux sillons
Chaque soleil renaissant apporte la brûlure
De son souffle de vie
Et j’écoute distrait le chant lourd des cigales
Mon regard est perdu sur la cime des arbres
Mon regard se perdra au delà de l’azur
Que vouliez-vous me dire
Ô bouches fermées par la terre des ans ?
Que pouviez-vous me dire que je ne savais pas ?
Les hommes rouges sautent sur la terre déserte
Et malheureux leur dieu pleure lentement
De ses larmes de glace
Les univers possibles s’étirent
Inexorablement
Et ne me laissent voir que les relents putrides
De nos apocalypses
Que ne puis-je sentir
Le souffle d’un futur différent de ceux-là ?
Le rêve s’est enfui aux écrans de fumée
Soulevons le rideau pour voir ce qu’il en reste
Des gravures anciennes
D’hommes peints bouleversants
Jaillissaient sur le cuir des volumes jaunis
Dans l’odeur humide
Des grandes forêts et des sources du Nil
Le rêve s’est enfui aux écrans de plasma
Combien de pas ferons-nous
Pour soulever enfin juste un coin du rideau ?
La beauté se mérite
Mais que nous reste t-il pour entrevoir demain
Les mystères du monde ?
Que nous reste t-il des poèmes anciens ?
J’ai peur de la lumière
Qui brûle tous les livres
Et des hommes pressés qui veulent sans les lire
Connaître avant demain les mystères du monde
Dites, que nous reste t-il des paradis perdus
J’ai peur de ne trouver sur des chemins faciles
Que des cartes postales
En format numérique
J’ai peur que le rideau
Ne recouvre plus rien de mes rêves d’enfant
Et que tremble ma main
Re: Par delà le rideau(par Aralf)
Bonsoir Aralf je suis contente de te relire, je m'inquiétais de ne plus te voir.
Ton poème est superbe mais il me glace le sang, je l'ai sûrement très mal perçu mais il me donne l'impression de frôler la mort.
Bisous.
Ton poème est superbe mais il me glace le sang, je l'ai sûrement très mal perçu mais il me donne l'impression de frôler la mort.
Bisous.
Re: Par delà le rideau(par Aralf)
Merci de ta lecture amicale
on ne frôle jamais tant la mort que lorsqu'on est vivant...
on ne frôle jamais tant la mort que lorsqu'on est vivant...
Re: Par delà le rideau(par Aralf)
très juste !,il y a beaucoup de beaux passages, les deux dernières strophes sont superbes ... et si vraies
Re: Par delà le rideau(par Aralf)
Merci surtout i de m'avoir lu, je sais que c'est un texte long et pas forcément facile d'abord...
Re: Par delà le rideau(par Aralf)
Une analyse très juste de la technologie informatique. Fera-t'elle des nous que des symboles dénués de nos souvenirs et ces choses que l'on palpe parce qu'on s'y attache. Merci du partage :
Le rêve s’est enfui aux écrans de fumée
Soulevons le rideau pour voir ce qu’il en reste
Fialyne
Le rêve s’est enfui aux écrans de fumée
Soulevons le rideau pour voir ce qu’il en reste
Fialyne
Re: Par delà le rideau(par Aralf)
C'est ton meilleur... T'es un vrai lyrique ! Etonnant comme dans la liberté tu te surpasses ! Continue ! J'applaudis...
Invité- Invité
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