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Le jour se promenait (par Antigone)
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Le jour se promenait (par Antigone)
LE JOUR SE PROMENAIT
Le jour se promenait et tardait à descendre,
La source fredonnait aux portes de la nuit ;
Mon cœur se languissait de ses baisers si tendres
Qui butinaient mon corps, jadis, comme un beau fruit.
Il est parti voguer pour libérer la terre
A bord d’un cuirassé, sans me dire au revoir,
Il n’avait que vingt-ans, il allait à la guerre
En me laissant ici avec mon désespoir.
Epiant, à tout moment, la porte qui, peut-être,
Ramènerait enfin mon marin au long cours,
J’ai attendu, en vain, guettant à ma fenêtre,
Tout au bout du chemin, les pas de son retour.
A l’aube de la nuit, émergeant du silence,
J’ai lancé vers le ciel un appel déchirant,
Le parfum des jasmins dans ce jardin immense
Flottait dans l’air du soir en bouquets envoûtants.
Adossée au vieil orme envahie d’amertume,
Je méditais sans fin, mon désarroi fut grand !
J’entendis au lointain comme un hymne posthume :
C’est son âme éthérée que m’apportait le vent :
La Mort, un gris matin, est venue le surprendre
Alors que son bâteau s’apprêtait à partir,
Ils ne m’ont rapporté que l’urne de ses cendres…
…Où le feu a enfoui son tout dernier soupir.
Le jour se promenait et tardait à descendre,
La source fredonnait aux portes de la nuit ;
Mon cœur se languissait de ses baisers si tendres
Qui butinaient mon corps, jadis, comme un beau fruit.
Il est parti voguer pour libérer la terre
A bord d’un cuirassé, sans me dire au revoir,
Il n’avait que vingt-ans, il allait à la guerre
En me laissant ici avec mon désespoir.
Epiant, à tout moment, la porte qui, peut-être,
Ramènerait enfin mon marin au long cours,
J’ai attendu, en vain, guettant à ma fenêtre,
Tout au bout du chemin, les pas de son retour.
A l’aube de la nuit, émergeant du silence,
J’ai lancé vers le ciel un appel déchirant,
Le parfum des jasmins dans ce jardin immense
Flottait dans l’air du soir en bouquets envoûtants.
Adossée au vieil orme envahie d’amertume,
Je méditais sans fin, mon désarroi fut grand !
J’entendis au lointain comme un hymne posthume :
C’est son âme éthérée que m’apportait le vent :
La Mort, un gris matin, est venue le surprendre
Alors que son bâteau s’apprêtait à partir,
Ils ne m’ont rapporté que l’urne de ses cendres…
…Où le feu a enfoui son tout dernier soupir.
_________________
(c) Antigone
La poésie, c'est comme le champagne, elle pétille dans mon âme...
Re: Le jour se promenait (par Antigone)
Très beau et cohérent, juste "mon désarroi fut grand !" gêne un peu. Tu passes d'un imparfait au passé simple ou alors :
Je méditais sans fin... Mon désarroi fut grand
Quand j’entendis au loin comme un hymne posthume
Un chant d'âme éthéré que m’apportait le vent :
Je méditais sans fin... Mon désarroi fut grand
Quand j’entendis au loin comme un hymne posthume
Un chant d'âme éthéré que m’apportait le vent :
Dernière édition par Lasource le Ven 16 Juil - 18:26, édité 1 fois
_________________
Il est des loups de toute sorte
Je connais le plus inhumain
Mon cœur que le diable l’emporte
Et qu’il le dépose à sa porte
N’est plus qu’un jouet dans sa main
Apollinaire
Re: Le jour se promenait (par Antigone)
Du coup, pour accorder les temps que tu manies avec un peu de désinvolture (excuse-moi de t'avouer ça !)
La Mort, un gris matin, était venue le prendre :
Alors que son bateau s’apprêtait à partir,
Ils ne m’ont rapporté que l’urne de ses cendres…
…Où le feu a enfoui son tout dernier soupir.
(château mais bateau)
Bien amicalement et sans autre esprit que de t'aider à ce que ce texte soit davantage abouti, quand la fin est si importante.
La Mort, un gris matin, était venue le prendre :
Alors que son bateau s’apprêtait à partir,
Ils ne m’ont rapporté que l’urne de ses cendres…
…Où le feu a enfoui son tout dernier soupir.
(château mais bateau)
Bien amicalement et sans autre esprit que de t'aider à ce que ce texte soit davantage abouti, quand la fin est si importante.
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Il est des loups de toute sorte
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Mon cœur que le diable l’emporte
Et qu’il le dépose à sa porte
N’est plus qu’un jouet dans sa main
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