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Biographie d'Agrippa d'Aubigné
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Biographie d'Agrippa d'Aubigné

Théodore Agrippa d’Aubigné, fils de Jean d’Aubigné seigneur de Brie en Xaintonge et de Damoiselle Catherine de l’Estang, nasquit en l’hostel Saint-Maury pres de Pons l’an 1551, le 8e de febvrier, sa mere morte en accouchant, et avec telle extremité que les medecins proposerent le choix de mort pour la mère ou pour l’enfant. Il fut nommé Agrippa (comme aegre partus)...
8 février 1552 : Naissance “en l’hostel Saint Maury près de Pons”, en Saintonge. Fils de Jean d’Aubigné et Catherine de L’Estang, qui meurt en lui donnant la vie. On l’appelle Agrippa (aegre partus) parce qu’il a été “enfanté avec peine”
Élevé dans la religion calviniste, dont il fut un fervent partisan tout au long des guerres de religion qui secouèrent la fin du XVIe siècle, Agrippa d’Aubigné fut placé, à l’âge de dix ans, en pension à Paris, chez Mathieu Béroald, humaniste célèbre (1562). L’année suivante, son père Jean d’Aubigné meurt à Orléans, alors assiégée par le duc de Guise (1563).
Envoyé à Genève en 1565, Agrippa d’Aubigné y poursuivit ses études sous la direction de Théodore de Bèze. Lorsque éclata la deuxième guerre de religion (1567-1568), il s’engagea sans hésiter dans l’armée protestante. Après une courte paix en 1568, les hostilités reprirent de plus belle. D’Aubigné participant aux batailles, comme aux pourparlers de paix, il était, à la suite d’un duel, absent de Paris durant les massacres de 1572 mais il en garda une rancune tenace à la monarchie. Les Tragiques conservent la trace des visions d’horreur dont il fut le témoin.
C’est à cette époque qu’il se lie avec le jeune roi de Navarre, qui le nomma son écuyer au mois d’août 1573. Le futur Henri IV était, après la Saint-Barthélémy, étroitement surveillé à la Cour de France. On ignore si, comme lui, d’Aubigné a feint de se convertir au catholicisme. Il fit en tout cas partie des compagnons du roi de Navarre lors de son évasion, le 4 février 1576. Cette amitié entre le roi et le poète dura plusieurs années ; Henri IV le nomma ainsi maréchal de camp en 1586, puis gouverneur d’Oléron et de Maillezais, que d'Aubigné avait conquis par les armes en 1589 ; puis vice-amiral de Guyenne et de Bretagne. Mais les divergences politiques et religieuses finissent par séparer les deux hommes, qui ne se doutaient pas que leurs petits-enfants respectifs, Louis XIV et Françoise d’Aubigné, se marieraient en 1683.
En 1577, d'Aubigné est grièvement blessé à Casteljaloux. Selon la légende qu’il a lui-même forgée bien plus tard, c’est là, entre la vie et la mort, que lui seraient venues les premières « clauses » de son grand poème épique sur les guerres de religion, Les Tragiques. Suite à cette blessure, il se retire aux Landes-Guinemer, dans le Blaisois, entre Suèvres et Mer, et épouse Suzanne de Lezay en 1583. Il a un fils d’elle, Constant, père de Françoise d’Aubigné, la future marquise de Maintenon, et deux filles, Louise Arthémise de Villette (1584-1663) et Marie de Caumont d’Adde (1586-1624). Constant lui causa l’une des plus grandes déceptions de sa vie en se convertissant au catholicisme ; il le déshérita, plongeant du même coup sa belle-fille et ses petits-enfants dans la misère. Après la mort de son épouse en 1596, d'Aubigné eut un fils naturel avec Jacqueline Chayer, Nathan d'Aubigné, ancêtre de la famille suisse des Merle d'Aubigné.
Après l’assassinat du duc de Guise en 1588, d’Aubigné reprit part aux combats politiques et militaires de son temps. Il est alors le représentant de la tendance dure du parti protestant (« les Fermes ») et voit d’un mauvais œil les concessions faites par le chef de son parti pour accéder au trône. Comme de nombreux protestants, d’Aubigné ressent l’abjuration d’Henri IV, en 1593, comme une trahison, d’autant plus qu’il était l’un de ceux qui s’étaient le plus battus pour amener Henri au trône. Il est peu à peu écarté de la cour, dont il se retira définitivement après l’assassinat d’Henri IV en 1610.
En 1611, à l’Assemblée des églises protestantes de Saumur, D’Aubigné, élu pour le Poitou, ridiculise le parti des « Prudents » dans Le Caducée ou l’Ange de la paix.
Il semblerait que c’est à cette période qu’il se tourna vers l’écriture de ses œuvres, et en particulier des Tragiques. Mais ce n’est pour lui qu’un autre moyen de prendre les armes, en multipliant les pamphlets anti-catholiques et les attaques polémiques contre les protestants convertis. Refusant tout compromis, d’Aubigné est contraint de quitter la France en 1620, après la condamnation de son Histoire universelle depuis 1550 jusqu’en 1601 par le Parlement. D'Aubigné se retira alors à Genève, où est publié l’essentiel de ses œuvres. Il y épouse en 1623 Renée Burlamachi, petite-fille du Lucquois Francesco Burlamacchi, et meurt le 9 mai 1630

Née à Niort en 1635, morte à Saint-Cyr en 1719, Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon, petite-fille du poète guerrier Agrippa d'Aubigné, abjure le protestantisme en 1645. Mariée au poète Scarron, âgé et difforme, en 1652, elle tient un salon que fréquentent d'éminentes personnalités de l'époque. Veuve en 1660, elle est chargée en 1669 d'éduquer les enfants que Louis XIV a eu d'une de ses maîtresses, Madame de Montespan. Elle est appréciée du roi, qui la fait marquise de Maintenon, puis dame de compagnie de la Dauphine.
Louis XIV, devenu veuf, l'épouse secrètement entre 1683 et 1697 ; elle exerce sur le roi et sur la cour une grande influence, leur imposant une atmosphère de piété très austère.
Dernière édition par Agrippa le Mer 1 Avr - 21:56, édité 1 fois
Re: Biographie d'Agrippa d'Aubigné
Sites et itinéraires touristiques
Le château
Le château d’Aubigné, berceau des ancêtres d’Agrippa d’Aubigné et de Madame de Maintenon, épouse de Louis XIV, est à l’origine une forteresse féodale datant du XIeme siècle. Tel qu’il nous apparaît aujourd’hui, il se compose des vestiges du château fort du 12ème siècle juxtaposés à ceux du château construit plus à l’est au 15ème siècle.
A l’intérieur d’une première enceinte on trouve un "four à ban" restauré, ainsi que deux tours carrées du 11ème siècle. L’une intacte, l’autre en ruine, ces tours sont reliées par un chemin de ronde à une troisième tour, ronde, et probablement plus ancienne. Elles délimitaient jadis le domaine et le logis seigneurial aujourd’hui transformé en jardin.
Datent ainsi du 12ème siècle le mur d’enceinte et les deux tours rondes sud-ouest et nord-ouest, tandis que les deux tours carrées qui marquent de leur empreinte l’identité architecturale de la commune remontent au 15ème siècle.
Notons que l’on peut trouver une cheminée du 15ème siècle dans l’une des tours rondes. Quant au logis de ferme et aux parties agricoles, ils auraient été construits aux 15ème et 16ème siècles.
L’un des bâtiments de la seigneurie est toujours habité par les actuels propriétaires du château. Des souterrains, qui servaient aussi de refuge, communiquaient avec l’ancienne commanderie, située à l’extrémité du bourg, et reliaient le château d’Aubigné à celui du Grand Riou, sur la commune de Tigné. Ils servent aujourd’hui de caves à vin.
Au regard de l’histoire de l’architecture fortifiée et de sa situation exceptionnelle dans le site de la vallée du Layon, certaines parties du château ont été inscrites sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 11 juin 1991. Puis en 1993, le château d’Aubigné sur Layon a été classé monument historique.

Le château
Le château d’Aubigné, berceau des ancêtres d’Agrippa d’Aubigné et de Madame de Maintenon, épouse de Louis XIV, est à l’origine une forteresse féodale datant du XIeme siècle. Tel qu’il nous apparaît aujourd’hui, il se compose des vestiges du château fort du 12ème siècle juxtaposés à ceux du château construit plus à l’est au 15ème siècle.
A l’intérieur d’une première enceinte on trouve un "four à ban" restauré, ainsi que deux tours carrées du 11ème siècle. L’une intacte, l’autre en ruine, ces tours sont reliées par un chemin de ronde à une troisième tour, ronde, et probablement plus ancienne. Elles délimitaient jadis le domaine et le logis seigneurial aujourd’hui transformé en jardin.
Datent ainsi du 12ème siècle le mur d’enceinte et les deux tours rondes sud-ouest et nord-ouest, tandis que les deux tours carrées qui marquent de leur empreinte l’identité architecturale de la commune remontent au 15ème siècle.
Notons que l’on peut trouver une cheminée du 15ème siècle dans l’une des tours rondes. Quant au logis de ferme et aux parties agricoles, ils auraient été construits aux 15ème et 16ème siècles.
L’un des bâtiments de la seigneurie est toujours habité par les actuels propriétaires du château. Des souterrains, qui servaient aussi de refuge, communiquaient avec l’ancienne commanderie, située à l’extrémité du bourg, et reliaient le château d’Aubigné à celui du Grand Riou, sur la commune de Tigné. Ils servent aujourd’hui de caves à vin.
Au regard de l’histoire de l’architecture fortifiée et de sa situation exceptionnelle dans le site de la vallée du Layon, certaines parties du château ont été inscrites sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 11 juin 1991. Puis en 1993, le château d’Aubigné sur Layon a été classé monument historique.

_________________
Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie. ( Ch. Baudelaire )
Re: Biographie d'Agrippa d'Aubigné
Thierry...
"Louis XIV, devenu veuf, l'épouse secrètement entre 1683 et 1697 ; elle exerce sur le roi et sur la cour une grande influence, leur imposant une atmosphère de piété très austère"
Palsambleu...quelle lignée de sang bleu...
Merci à toi...de nous faire connaître tes ancêtres...
LOU...
"Louis XIV, devenu veuf, l'épouse secrètement entre 1683 et 1697 ; elle exerce sur le roi et sur la cour une grande influence, leur imposant une atmosphère de piété très austère"
Palsambleu...quelle lignée de sang bleu...
Merci à toi...de nous faire connaître tes ancêtres...
LOU...
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Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.
(Confucius)
Re: Biographie d'Agrippa d'Aubigné
Parce que ce sont vraiment tes ancêtres Agrippa ? Ou bien est-ce une boutade de Lou ? Remarque bien qu'avec ton pseudo... J'avais comme une vague idée de ressemblance...
Je voulais voir où était ce château, peut-être pas très loin de chez moi finalement. Je me renseigne...
Je voulais voir où était ce château, peut-être pas très loin de chez moi finalement. Je me renseigne...
_________________
"La poésie est l'instantané d'une illumination" (Pierre Emmanuel)
Bien amicalement.
Mona
Re: Biographie d'Agrippa d'Aubigné
Oui Mona , je descends des d'Aubigné par les femmes, d’un mariage qui a eu lieu en 1368 entre un de mes aïeux Richard de Mercastel et une demoiselle d'Aubigné.
Je te mets un petit extrait de mon arbre généalogique.
Richard de Mercastel, titré de “Brave Chevalier”, il est maître d'hôtel de Jean d’Artois (arrière petit fils de Robert d’Artois, frère de Saint Louis). Il figure en 1337 au rôle des nobles et fieffés du bailliage d’Amiens. Il se maria le jeudi avant la fête de Noël à une demoiselle d’Aubigné (de la famille d’Aubigné, en Anjou, qui donnera notamment le poète Agrippa d’Aubigné et sa petite fille Françoise, plus connue sous le nom de marquise de Maintenon, (Armes : « de gueules au lion
Amitiés
Agrippa
Je te mets un petit extrait de mon arbre généalogique.
Richard de Mercastel, titré de “Brave Chevalier”, il est maître d'hôtel de Jean d’Artois (arrière petit fils de Robert d’Artois, frère de Saint Louis). Il figure en 1337 au rôle des nobles et fieffés du bailliage d’Amiens. Il se maria le jeudi avant la fête de Noël à une demoiselle d’Aubigné (de la famille d’Aubigné, en Anjou, qui donnera notamment le poète Agrippa d’Aubigné et sa petite fille Françoise, plus connue sous le nom de marquise de Maintenon, (Armes : « de gueules au lion
Amitiés
Agrippa
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Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c'est son génie. ( Ch. Baudelaire )
Re: Biographie d'Agrippa d'Aubigné
Merci Agrippa de toutes ces précisions historiques (est-ce là ton vrai prénom ?) Tu as eu de la chance de pouvoir remonter aussi loin dans cette généalogie prestigieuse.
Il semblerait que nous soyions tous descendants de Charlemagne:SU: ou... de brigands !
Dans ce dernier cas il vaut mieux ne pas savoir...
Mon grand-père était tailleur d'habits et son père ordonnance de Napoléon (d'après ses propres paroles, j'avais 10 ans quand il est mort) j'aurais bien aimé en savoir davantage, c'est très intéressant de savoir de quelle lignée on est issu. Princes ou bergères...
Mais dans ton cas, bon sang ne sait mentir et, comme ton célèbre ancêtre, tu as le don des belles lettres. Mes félicitations.
Il semblerait que nous soyions tous descendants de Charlemagne:SU: ou... de brigands !
Mon grand-père était tailleur d'habits et son père ordonnance de Napoléon (d'après ses propres paroles, j'avais 10 ans quand il est mort) j'aurais bien aimé en savoir davantage, c'est très intéressant de savoir de quelle lignée on est issu. Princes ou bergères...
Mais dans ton cas, bon sang ne sait mentir et, comme ton célèbre ancêtre, tu as le don des belles lettres. Mes félicitations.
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"La poésie est l'instantané d'une illumination" (Pierre Emmanuel)
Bien amicalement.
Mona
Re: Biographie d'Agrippa d'Aubigné
Tu vois Mona...chez moi point de boutade....moi je ne remonte qu'en 1821 et mes ancêtres étaient "saisonniers" provenant des Pays-Bas...
LOU...
LOU...
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Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.
(Confucius)
Re: Biographie d'Agrippa d'Aubigné
Tu sais Lou, peu importe notre origine, il suffit d'être bon au fond de soi-même pour avoir le coeur noble. Tout est bien ainsi.
Mais je reviens (sur le Net) du Château d'Aubigné qui est en effet tout près de chez moi, puisque j'habite à 10 kms du château de Montreuil Bellay (la patrie de Joachim du même nom) celui qui a si bien célébré la douceur Angevine...
Si je passe un jour près de cette jolie petite commune d'Aggripa sur Layon, j'irai le voir de plus près ton château, Agrippa, et je penserai à toi.
Mais je reviens (sur le Net) du Château d'Aubigné qui est en effet tout près de chez moi, puisque j'habite à 10 kms du château de Montreuil Bellay (la patrie de Joachim du même nom) celui qui a si bien célébré la douceur Angevine...
Si je passe un jour près de cette jolie petite commune d'Aggripa sur Layon, j'irai le voir de plus près ton château, Agrippa, et je penserai à toi.
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"La poésie est l'instantané d'une illumination" (Pierre Emmanuel)
Bien amicalement.
Mona
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